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Situation Hydrologique

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Situation hydrologique générale

Les bulletins de situation hydrologique du bassin Rhône et côtiers Méditerranéens ont une fréquence de parution mensuelle. Ces bulletins sont une synthèse de données transmises par un ensemble de producteurs et recueillies mensuellement par la Délégation de Bassin. Les informations départementales relatives aux limitations des usages de l’eau et aux difficultés liées à ces usages sont remontées par les 25 services de police de l’eau du bassin.

Les bulletins ont pour objet d’apporter une information synthétique à tous les organismes intéressés ; ils apportent une expertise et une illustration des données sous forme de commentaires, de cartes et de tableaux. 

Pour consulter le détail des bulletins, cliquez sur les rubriques mensuelles de la colonne gauche ...

En complément, vous pouvez consulter la page Informations sécheresse pour les données liées aux situations d’étiage : les mesures prises par l’état, les arrêtés départementaux ou régionaux sécheresse en vigueur, les données pluviométriques décadaires ainsi que les documents relatifs à la gestion de la sécheresse ....

Situation fin août 2011 et synthèse de l’année hydrologique 2010/2011

Le mois d’août est marqué par des périodes sèches qui alternent avec des passages perturbés parfois orageux. La pluviométrie du mois d’août est globalement excédentaire sur le nord du bassin en Franche-Conté, Bourgogne et Rhône-Alpes (excepté les reliefs alpins). Elle est proche de la normale à déficitaire sur les reliefs alpins, la région PACA et Languedoc-Roussillon. L’apport des pluies de l’été a permis d’atténuer partiellement le déficit présent depuis la fin mai 2011.

En août 2011, la situation des cours d’eau du bassin Rhône-Méditerranée est très disparate : les secteurs bien arrosées ont retrouvé des débits normaux pour la saison au nord du bassin en Franche-Comté et Bourgogne. La situation hydrologique de la Saône aval reste inférieur à la normale

Le mois de juillet 2011 était marqué par la remontée des débits du Rhône qui étaient historiquement bas depuis les 2 mois précédents. Fin août, on constate cependant que l’hydraulicité du Rhône reste très faible sur tout son cours en particulier sur sa partie amont de la frontière suisse à sa confluence avec la Saône.

En août 2011, les niveaux des nappes se stabilisent sur les régions nord du bassin et continuent de baisser sur les régions sud du bassin

La situation des retenues du bassin Rhône-Méditerranée est satisfaisante sauf pour les retenues de la région Bourgogne et des Alpes du nord qui enregistrent des taux de remplissage inférieur à 50 %. C’est le cas des retenues de Bourgogne qui ne sont pas en mesure le maintenir la navigation sur les canaux que celles-ci alimentent.

Aucun problème d’alimentation en eau potable pendant la période d’étiage 2011 n’a été signalé sur le bassin par le réseau des Agences Régionales de Santé. .... En savoir + ...

Situation mi juillet 2011

Les pluies orageuses tombées par périodes depuis le début du mois de juin ont soulagé une situation qui était très tendue à la fin mai. Ces épisodes pluvieux sont bien sur bénéfiques aux cultures et par la même réduisent les prélèvements en rivière ou en nappe, prélèvements habituellement constatés sur cette période estivale pour l’irrigation. Ces pluies n’apportent cependant aucune contribution à la recharge des nappes en particulier de Franche-Comté et de Rhône-Alpes qui enregistrent leur niveau les plus bas depuis une à deux décennies.
Les principaux barrages de la partie sud du bassin ont enregistré une remontée spectaculaire de leur remplissage et sont actuellement pleins grâce notamment aux pluies abondantes de ces derniers jours (17-18-19 juillet) .
L’hydraulicité du Rhône et de ces affluents s’est également améliorée par rapport à la situation dressée à la fin juin. Le Lac Leman est actuellement à son niveau maximum et restitue en entrée du territoire français un débit de l’ordre de 400 m3/s.

Cette situation favorable va de paire avec des baisses de température de l’air en dessous des normales saisonnières, cette situation pouvant se prolonger jusqu’à la fin juillet (limite de validité des prédictions météorologiques). Les retenues de la région PACA auront atteint sans difficulté leur côte touristique pour satisfaire les activités sportives aquatiques. Cette amélioration de l’hydraulicité du Rhône, ces derniers jours, permet de lever les éventuels problèmes de gestion des CNPE consécutifs à la baisse des débits et l’augmentation de la température du fleuve. La situation est suivie de près par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. A ce jour, aucune situation difficile n’a été signalé par les Agences Régionales de Santé pour l’alimentation en eau potable sur le bassin Rhône-Méditerranée.

La situation de la première quinzaine d’août sera toutefois à surveiller surtout si celle-ci est chaude (voire caniculaire) et sèche... En savoir + ...

Situation début juin 2011

Les précipitations du mois de mai 2011 sont déficitaires sur tout le bassin par rapport aux normales saisonnières, inférieures à la moitié des pluies attendues voire les trois-quarts à l’exception de la Savoie, de l’Isère et le nord-est des Alpes de Haute-Provence. Le cumul des précipitations depuis le 1er septembre 2010 est déficitaire de 75 à 90 % des pluies attendues sur les Alpes, la vallée du Rhône amont et moyen, le Jura. Il est excédentaire sur le Roussillon et dans le Gard. Partout ailleurs il est normal. En revanche, le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2010 sur tout le bassin est positif et supérieur à 50 mm sur l’ensemble du bassin Rhône-Méditerranée.

Les cours d’eau du bassin Rhône-Méditerranée enregistrent une hydraulicité inférieure voire très inférieure au débit moyen mensuel interannuel. L’absence de pluies significatives pendant le mois de mai entraîne l’enregistrement de VCN3 très bas et une situation d’étiage profond sur les trois-quart du bassin à l’exception de PACA et une partie de Languedoc-Roussillon. Les années emblématiques telles que 1976 ou 2003 sont dépassées par la sévérité de l’étiage 2011 en Bourgogne, en Franche-Comté et en Rhône-Alpes.

Dans la continuité des 3 mois précédents, l’hydraulicité du Rhône se situe très en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle et atteint des valeurs de l’étiage les plus basses rencontrées depuis 1920.

la situation des eaux souterraines reste très critique dans les régions nord du bassin et beaucoup plus favorable dans les régions PACA et Languedoc-Roussillon. L’effet de l’exploitation intensive de certains nappes de la vallée du Rhône vient se cumuler aux effets dus à cette sécheresse sévère sans possibilité de réversibilité de la situation, la période de recharge des nappes étant terminée depuis environ 2 mois.

La situation des retenues du bassin s’est améliorée par rapport aux mois précédents du fait d’une part à des épisodes orageux à la fin du mois de mai et lors de la première décade de juin, d’autre part à la gestion prudente des gestionnaires des barrages qui ont anticipé cette période de sécheresse sévère et précoce depuis plus de 2 mois ... En savoir + ...

Situation début mai 2011

Le mois d’avril 2011 est marqué par des cumuls de précipitations particulièrement faibles sur l’ensemble des régions du bassin Rhône-Méditerranée. Sur la bordure nord-ouest du bassin de la Franche-Comté à l’Ardèche, le déficit de précipitations est supérieur à 75 % des normales. Cette situation vient accentuer le déficit pluviométrique constaté sur la moitié nord du bassin depuis le 1er septembre 2010. En revanche, sur le bassin Rhône aval, ce bilan pluviométrique cumulé reste majoritairement proche des normales voire excédentaire (de +25 à 50 %) sur le littoral des Alpes maritimes, du Var, du Gard et des PO.

Les cours d’eau des régions Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes enregistrent une tendance toujours à la baisse. La situation globale est assez alarmante (situation sèche de période de retour allant de 5 à plus de 10 ans). L’hydraulicité du Rhône fin avril est très faible d’amont en aval avec un des plus bas débits moyen mensuel enregistré depuis 90 ans.

La situation des nappes est problématique en Franche-Comté et Rhône-Alpes en particulier. L’effet de l’exploitation intensive des aquifères de la vallée du Rhône vient se cumuler avec l’effet du à cette sécheresse printanière sans possibilité de réversibilité de la situation, la période de recharge étant terminée.

La situation est satisfaisante pour la majorité des retenues du bassin Rhône-Méditerranée (taux de remplissage supérieur à 70%) excepté sur les barrages de Castillon, Serre-Ponçon et Vouglans qui n’atteindront peut être pas leur cote touristique cet été, pour ces 2 derniers, si les pluies ne viennent pas compenser ce déficit.

Début mai, les conditions pour les milieux aquatiques sont acceptables sur l’ensemble du bassin voire favorables sur la partie sud du bassin malgré quelques mortalités anormales de poissons signalées sur le Doubs Franco-Suisse, la Loue, l’Ouvèze et l’Ardèche ... En savoir + ... 

Situation en automne 2010

Les précipitations de septembre sont déficitaires en PACA et LRO et dans les Alpes suivies en octobre de précipitations déficitaires sur la bordure nord du bassin et dans les Alpes. En revanche en octobre les pluies sont excédentaires au sud du bassin LRO et PACA. Le mois de novembre est doux accompagné de précipitations excédentaires sur l’ensemble du bassin excepté sur le Roussillon. A l’issue de cette première période de l’année hydrologique 2010-2011, le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2010 est excédentaire sur l’ensemble du bassin à l’exception de quelques zones restreintes sur le littoral languedocien et des Bouches-du-Rhône.

Sur tout le bassin, l’étiage des cours d’eau se poursuit jusqu’à la fin octobre (hydraulicité mensuelle inférieure voire très inférieure à la moyenne) excepté sur l’Aude et les Pyrénées-Orientales où les pluies d’octobre ont permis une remontée rapide des débits (hydraulicité moyenne supérieure à la normale pour ce mois). A contrario, les VCN3 des cours d’eau du bassin enregistrent majoritairement des valeurs de fréquence humide malgré leur débit mensuel bas sauf pour les cours d’eau alpins et du Languedoc. En effet, dans les Alpes, ils enregistrent des VCN3 de fréquence sèche de période de retour de l’ordre de 5 ans et dans le Languedoc des VCN3 de fréquence sèche de période de retour de l’ordre de 10 ans voire 20 ans et plus pour Hérault, le Fresquel, l’Aude... En novembre, les précipitations excédentaires au nord du bassin ont participé au déclenchement d’épisodes de crues début décembre sur la Saône et l’Ognon.
Au cours du mois de novembre, les débits du Rhône retrouvent une situation autour de la moyenne mensuelle sur tout son cours.

Le déficit des nappes commence timidement à se résorber mais certaines nappes localisées sur le bassin du Rhône moyen et le Languedoc-Roussillon demeurent chroniquement à des niveaux très bas fortement sollicités par des prélèvements supérieurs à leur capacité de recharge. Ce sont les mêmes aquifères que l’on retrouve notamment parmi les secteurs prioritaires du SDAGE 2010-2015 en vue d’une amélioration de la gestion quantitative des ressources en eau. Au cours du mois de novembre, la plupart des aquifères du bassin ont amorcé leur recharge automnale avec une remonté lente des niveaux piézométriques.

Le niveau des retenues continue à baisser. La majorité des principales retenues du bassin ont des taux de remplissage entre 25 et 75 %.

Les conditions hydrologiques apparaissent favorables et conformes à la période de début d’automne sur toute la partie sud du bassin (LRO, PACA et sud de Rhône-Alpes) avec des périodes de hautes eaux soutenues qui ont permis un nettoyage des fonds. Cette situation devraient permettre une reproduction prochaine des salmonidés satisfaisante dans ces régions.

En revanche, la situation est critique sur les cours d’eau de la partie nord du bassin et les cours d’eau alpins. Ces cours d’eau ont enregistré une situation d’étiage sévère (colmatage, développement algal) qui a perduré jusqu’en octobre et des conditions de circulation de la faune piscicole mauvaises sur la période. Les conditions sur la Saône, le Doubs, la Loue et l’Ain n’ont donc pas permis d’assurer une bonne installation des habitats de reproduction pour les salmonidés ... En savoir + ...